Peux-tu te présenter ?
Je m'appelle Julien Rolland Brandeis et j’ai récemment rejoint la Formation Pro de Grenoble INP - UGA comme ingénieur pédagogique sur le projet ITICIA, où je développe des formations autour de l’intelligence artificielle pour les professionnels.
J'ai un doctorat en didactique des disciplines scientifiques. Avant de rejoindre Grenoble INP, j’ai passé 16 ans comme développeur informatique, notamment comme responsable des développements spécifiques dans la SCOP grenobloise Alma.
En parallèle, j’ai toujours gardé un pied dans la transmission : j’ai animé des formations pour Simplon, Campus Numérique in the Alps, et j’ai également été vacataire à l’UGA.
J’aime aussi lancer des projets : j’ai créé Cocoricodes, une école de code où les enfants apprennent la programmation en créant des jeux vidéo. Dans un autre registre, j’ai également monté Grenoble Esport, une salle dédiée à la pratique du jeu vidéo compétitif.
Qu’est-ce qui t’as fait changer de parcours ?
Mes études m’ont permis d’acquérir des compétences en didactique, c’est-à-dire l’art de décortiquer les savoirs pour mieux les transmettre. En parallèle, j’ai toujours été passionné par la technologie.
Ce poste me permet justement de relier ces deux dimensions : la technologie et la transmission. Et aujourd’hui, avec l’IA, on est au cœur d’un sujet en mouvement. Que l’on le veuille ou non, l’intelligence artificielle est déjà partout dans nos vies et son influence ne fera que grandir.
Elle soulève aussi des enjeux importants, notamment écologiques : consommation énergétique des data centers, production de matériel informatique, transformation des usages numériques… L’IA transforme déjà de nombreux métiers. Il est donc essentiel de comprendre ces évolutions pour pouvoir les utiliser de manière éclairée et responsable.
Qu’est-ce que c’est que d’être “Ingénieur pédagogique” pour toi ?
Le métier d’ingénieur pédagogique peut recouvrir de nombreuses réalités. Dans mon cas, il s’agit de concevoir ou co-concevoir des formations en intelligence artificielle, en collaboration avec différents acteurs : des enseignants-chercheurs comme Iragaël Joly ou Sylvain Kotzki, d’autres ingénieurs pédagogiques comme Pierre-Loïc Bayart, ou encore des partenaires du consortium ITICIA.
Je participe également à la dynamique du projet en apportant un soutien à Rafaela Bueno-Clementi, cheffe de projet ITICIA, sur différents aspects de coordination et de développement.
Qu’est-ce qui te plaît le plus à travailler à la Formation Pro ?
L’environnement de travail est vraiment très agréable, aussi bien sur le plan humain que professionnel. L’équipe est bienveillante, dynamique et tout le monde est mobilisé autour d’un objectif commun. C’est un cadre très stimulant pour développer de nouveaux projets.
Pourquoi avoir choisi la formation professionnelle ?
Quand j’anime une formation, j’ai l’impression d’être à ma place. J'arrive assez facilement à trouver la distance par rapport à mon public. Partager du savoir, c’est vraiment chouette. C'est un bon moteur. J'ai beaucoup changé de rôle, de métier mais je sais que dans la formation on ne peut pas s’ennuyer.
Le mot de la fin ?
En deux mots : “Formez-vous”, pour passer d’utilisateur ébloui par l’IA à acteur éclairé !